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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 00:47
hawaii2011 Et voilà, c’est la troisième fois que j’abandonne à Hawaï et je pense que c’était la bonne décision car je n’ai  jamais eu aucune sensation, si ce n’est celle de souffrir pour rien, durant les 4 heures de course qui ont précédé mon abandon. Alors c’est certain, on dit toujours que ça va revenir et qu’ensuite on pourra rattraper ceux qui se seront brûler les ailes en partant trop vite, mais ce samedi 8 octobre, non, ça n’était pas du domaine du possible. Courir un marathon en 2h50 eût été utopique, et de toute façon  ce chrono ne m’aurait jamais permis d’accéder à un top 10, même en comptant les éventuels  forfaits de certains de mes adversaires. Mon objectif était clairement défini cette année : entrer dans le top 10 et conjurer le mauvais sort des deux dernières années. Malheureusement, ce n’était guère envisageable, car ni les bras, ni les jambes n’étaient au rendez-vous. Dès lors comment affronter l’élite mondiale et essayer de rester dans la course. Pourtant, cette fois-ci, je n’avais aucun prétexte car rien ne s’est mis en travers de mon chemin. Même si  au départ de la natation j’ai eu beaucoup de mal à poser ma nage, de toute façon je n’avais rien dans le moteur. Sur deux roues, même motif  même punition, à savoir aucun souci matériel ou autre mais juste des jambes dures et qui font mal dès qu’on force un peu. Du coup impossible de tenir le rythme et beaucoup de choses qui passent alors par la tête. Se faire mal pour ceux qui me soutiennent, ma famille, mes partenaires, mes amis et puiser dans mes réserves pour obtenir une performance plus que moyenne ou mettre le clignotant pour se ménager et repartir sur des bases saines. Cruel dilemme. J’ai choisi d’arrêter pour un tas de raisons et même si la déception est énorme pour moi et mon entourage, c’est comme ça, je ne pouvais rien aujourd’hui et j’espère que ce n’était qu’un jour sans, c’est tout. Maintenant il faut oublier, passer à autre chose, même si faire fi de tout ce qui se passe dans ma tête aujourd’hui est une tâche ardue et plus facile à dire qu’à faire. Difficile de ne pas penser à tous les sacrifices réalisés qu’ils soient familiaux, professionnels et financiers.
Voilà donc le résumé de cette journée et ce n’est vraiment pas celui que j’aurais pensé rédiger il y a une semaine. Désormais un petit retour au calme, une déconnexion nécessaire avec le monde du triathlon avec l’objectif de refaire le plein d’énergie pour repartir du bon bien. Encore une journée et demi à Kona et un stop-over à Auckland de la même durée avant de retrouver mon chez-moi et ma famille qui me manque beaucoup.
A bientôt et encore désolé pour ceux qui s’attendaient à me voir taquiner les meilleurs.
 
 
Par Patrick Vernay
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 11:57
hawaii1 Me voilà enfin à Kona après un déplacement plutôt long puisqu’il m’a fallu trois jours avant de pouvoir  poser le pied sur Big Island. Cela dit pas de contretemps car tout était prévu et je n’avais d’autres choix cette année que de passer par Auckland et d’y rester deux jours en transit avant de me diriger  vers Hawaï. Du coup pas mal de bricolage à l’entraînement durant mon séjour chez les kiwis, ce qui ne représentait pas un problème puisque ce n’est pas la dernière semaine qu’il faut affoler les compteurs ou engranger les kilomètres.
Après une nuit passée à Honolulu, nous avons donc atterri mardi à Kona, sommes entrés en possession de la voiture de location et avons tout de suite pris la direction de la piscine pour nager un peu plus de 3000m. Petit arrêt au stand de Zipp pour quelques  réglages sur ma roue arrière 808 Firecrest. Un sandwich vite avalé et nous nous rendons à notre appartement situé à 10 kilomètres  du site de la course, au bout de Alii Drive. Remontage du vélo et me voilà parti pour 1h40 de vélo avant qu’il ne fasse nuit. Retour vers 18h sans avoir observé ou entendu de quelconques problèmes sur le Cervélo ; tout fonctionne. J’ai déjà croisé notre Thierry Sourbier national qui n’a pas manqué de me « shooter » ,comme il dit, lui permettant ainsi de rajouter quelques dizaines de photos aux quelques 3000 qu’il avait déjà dû prendre  comme chaque jour.
Aujourd’hui mercredi, levé à 6h45 et départ pour 2h30 de vélo. Comme d’habitude le soleil est au rendez-vous et après 85 km je pose pied à terre et m’empresse de prendre une douche avant de partir pour la piscine. La grosse houle qui agite le plan d’eau du site ne donne aucune envie de s’y jeter. Pas si pacifique que ça l’océan !  Après 45’ de natation je prends la direction de l’hotel King Kamehameha afin d’y retirer mon dossard. La première partie de la journée est déjà passée quand nous nous mettons à table vers 13h30. Après un repos bien mérité je me rends de nouveau au « Pier » où j’ai rendez-vous avec Thierry pour une petite séance photo de 20’ les pieds dans l’eau, enfin moi parce que lui le pauvre est presque à plat ventre dans l’eau à subir le ressac des quelques grosses vagues qui   viennent se briser sur la plage. Je m’équipe alors pour rentrer à mon « accomodation » en courant et je salue tout ce beau monde non sans avoir assisté au shooting  d’une modèle américaine  qui participera à la course ce samedi. Je suppose qu’on aura l’occasion de bientôt la voir sur une couverture de magazine de triathlon. Un peu plus d’une heure de course à pied et voilà la journée bouclée et plutôt bien remplie.
Demain ce sera plus calme avec une seule obligation notoire, le briefing des Pros à 13h. Je ferai ensuite un petit tour à l’expo pour admirer le matériel dernier cri et saluer mes amis et partenaires de chez Compressport. Pas de pression pour le moment, les sensations reviennent vite et j’espère que ça va continuer comme ça ces deux prochains jours.
Par Patrick Vernay
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 09:36

nc2011 Vous aurez pour la plupart compris le petit clin d’œil au célèbre  « Voir Venise et mourir » qui entend signifier combien l’endroit est magnifique. Mais pour tous les adeptes du triple effort, on peut aisément substituer Kona à Venise quand on sait combien cette épreuve est mythique.

Pour ma part ce sera la 9ème fois que je me rendrai sur l’archipel Hawaïen et j’ai donc eu tout le loisir depuis 8 ans d’y savourer de grands moments. Cette fois-ci, plus que jamais ce sera  la citation « voir Kona et réussir » qui hantera mon esprit.

 Ma préparation s’est bien passée et j’espère enfin renouer avec un top 10 qui m’échappe depuis 2 ans ou encore faire mieux que ma 6ème place de 2008. Question malchance, ce sera sans doute difficile de faire pire que l’an dernier. Mais comme tout peut arriver sur Ironman, il ne faut pas non plus trop s’avancer. J’aborde cette échéance différemment par rapport aux années précédentes puisque j’ai couru un marathon sec il y a à peine deux semaines et que, par conséquent, il m’a fallu changer un peu la programmation terminale pour Hawaï. Etant donné que les XIVèmes Jeux du Pacifique avaient lieu cette année à Nouméa, je me suis à la fois présenté au départ de l’épreuve de Triathlon sur distance sprint puis sur le marathon la semaine suivante. Pas de problème pour obtenir la médaille d’or sur le Triathlon mais seulement le bronze sur les 42 km faute à un deuxième semi-marathon pitoyable après être pourtant passé en 1h14’50’’ sur le premier. Du coup un peu plus de 2h40 mais pas de quoi s’alarmer au regard de la semaine d’entraînement qui a précédé la course. Un bon entraînement en somme et ce serait bien de pouvoir courir à cette allure dans deux semaines à Kona. Seulement là , bien évidemment, il  faudra chausser les Asics  avec un petit mal de jambes consécutif à une promenade de 180 km dans le vent et sous une chaleur parfois insupportable.

Actuellement je concilie donc un gros travail de récupération musculaire grâce à de bonnes séances de massage avec la poursuite de mon entraînement pour le Mondial Ironman. Un dernier massage de deux heures est encore prévu juste avant mon départ, un régal en perspective. L’objectif de l’année arrive plutôt vite puisque dans 10 jours je serai déjà sur le sol Hawaïen. Mon  départ de Nouméa  est fixé le  2 octobre  au matin mais le voyage sera un peu plus long que d’habitude puisque je me vois dans l’obligation de passer deux nuits à Auckland avant de rejoindre Honolulu pour également y passer une nuit. Je prendrai mes quartiers à Kona le mardi vers midi, ce qui me laisse du temps pour me reposer et bien me régler avant la course du samedi. De toute façon, à part deux footing, deux ou trois séances de natation en mer ainsi que deux sorties à vélo, ce sera surtout de la récupération qui agrémentera les 4 journées d’avant course. En ce qui concerne mes adversaires il faudra particulièrement se méfier  de Craig Alexander qui revient bien en forme (récent vainqueur du Mondial 70.3 avec un semi-marathon couru  en moins d’une  1H12), de Marino Vanhoenaker  (2ème meilleur chrono de tous les temps sur Ironman), d’ Andreas Raelert l’actuel recordman sur la distance) mais aussi de Pete Jacobs. Il est presque sûr que trois de ces hommes monteront sur le podium même si la course reste ouverte et que les outsiders sont nombreux.

Quant à moi il me faudra faire la course parfaite si je veux venir jouer les trouble-fêtes et me rapprocher d’un podium auquel  il est de plus en plus difficile d’accéder. 

Par Patrick Vernay
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 23:04

francfort2011 9ème de nouveau cette année mais face à une densité de compétiteurs impressionnante ayant tous des ambitions au KPR. J’étais en forme mais ça n’a pas suffit et je sais que je dois encore travailler avant Hawaï notamment en natation mon point faible. Je suis sorti de l’eau bien trop loin pour pouvoir espérer faire la course aux avant-postes.

Toujours trop juste sur cette première partie du triptyque,  il me faut vite y remédier en reprenant le chemin des bassins pour faire des séries difficiles en groupe  et non pas pour nager seul en improvisant des séances  au cours desquelles je ne me rentre vraiment jamais dedans. Cela dit, je vous rassure, si je suis sorti de l’eau avec un temps si médiocre, ce n’est pas entièrement de ma faute. J’ai le droit à un peu d’indulgence car comme beaucoup d’autres je me suis fait piéger en raison du départ natation qui a été plus que volé cette année. Je me suis placé à droite sur la ligne fictive qui était contrôlée par les kayakistes et j’ai attendu que le starter donne le départ. Je n’ai jamais rien entendu qui puisse laisser croire que la course était lancée et ce n’est que 4 à 5 grosses secondes après que tous ceux qui étaient placés à gauche ne s’élancent que j’ai commencé à nager  en water-polo pensant que la course serait bloquée et qu’ils nous rappelleraient au départ. Malheureusement il était déjà trop tard puisque les quelques 300 catégories d’âges qui partageaient notre vague étaient  eux aussi  partis, formant une masse imposante  impossible à rappeler. C’est donc  pour cette raison que je sors loin et que des nageurs intrinsèquement moins bons que moi sortent devant ou sur mes talons. Je m’étais pourtant placé aux côtés de Paul Amey qui lui aussi s’est fait piégé.

La course étant longue, je ne me suis pas arrêté sur ce pépin majeur  même si mon moral a été plutôt bien affecté au bout de 5’’ de course. Finalement un petit regroupement s’est opéré et nous nous sommes retrouvés à sept, cinq Allemands et deux Français, puisque Simon (Billeau) parti sur la gauche avait plutôt bien réussi sa natation. Heureusement pour moi d’ailleurs car il a été un allié de choix durant ces 180 km. Avec nous se trouvaient, entre autre, Mickael Gonher et Frank Vitrysal. Je m’attarde sur leur cas car au km 130 alors que nous nous étions échappés avec Simon, ils sont revenus comme des avions, sont restés derrière nous un bon moment avant d’attaquer et de nous laisser sur place. Bien joué de leur part et tant pis pour nous. Nous avons alors fait l’effort  pour revenir et après que Simon ait fait un gros boulot je suis parvenu à boucher le trou, moment  malheureusement choisi par mon acolyte et son numéro 13 pour manquer  un virage et se retrouver  à terre. Oui c’est vrai que j’ai oublié de vous dire qu’il s’est mis à pleuvoir dès le 20 km et que la route était bien glissante par endroit. Une véritable impression de faire un triathlon en début de saison dans  le nord de la France puisque durant toute l’épreuve la  température n’a guère excédé les 15° et le plus souvent flirté avec les 10°. Nous avons alors rejoint le parc ensemble après qu’il se soit relevé sans gravité, ce qui m’a bien aidé tellement le vent avait forci sur la fin et que seul sans point de repère ça aurait été plus difficile.

En course à pied je cours en 2h56, soit 5’ de trop que ce que je comptais faire et je me fais reprendre par Cameron Brown assez malchanceux puisque victime d’une crevaison à vélo. Je viens mourir à 30 petites secondes de Jammer Bert qui fait 8ème. Il faut dire que le froid et la pluie ont laissé des traces et les muscles étaient en piteux état, comme pour tout le monde j’imagine, même si certains s’adaptent mieux que d’autres à ces conditions. Néanmoins, cette 9ème place me rapporte 1760 points et me propulse au 25ème rang avec  4790 points synonymes de qualification à une semaine de la désignation des 40 premiers qualifiés pour les Mondiaux de Hawaï.

Merci donc à tous ceux qui m’ont encouragé et qui m’ont fait confiance, notamment à mes partenaires. J’ai également une petite pensée pour Sylvain Sudrie, mon collègue de Beauvais, qui a fait une grosse course et à qui il a manqué peu de choses pour réussir. Partie remise bien entendu. Enfin mes encouragements à Trévor (Delsaut) qui cette saison a connu encore bien des déboires et qui mériterait d’être mieux classé au ranking.

Par Patrick Vernay
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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 04:15
Enfin arrivé en Alsace après un périple de pas loin de 40 heures en avion entre Nouméa et Strasbourg via, Sydney, St Denis de la Réunion et Paris. Finalement nous nous sommes posés à Mulhouse en raison d’une grève de personnel naviguant qui nous a laissés sur liste d’attente et obligés à changer de vol. Bienvenu en France ! Hier seulement nous avons enfin réceptionné nos bagages, soit deux jours et demi après notre arrivée, merci Air France !
Dans à peine plus de 15 jours je serai au départ du « Frankfurter Sparkasse IRONMAN European Championship », épreuve relevée sur laquelle j’entends bien obtenir définitivement ma qualification pour Hawaï. A priori une 15ème place en Allemagne devrait suffire pour concrétiser ma présence à Kona en octobre prochain, mais je ne compte pas me rendre là-bas pour un tel résultat. Ce qui m’intéresse c’est surtout d’y faire un podium et je crois en être capable même au regard de la star list . Depuis ma deuxième place en Australie le 1er mai dernier, j’ai beaucoup travaillé et j’espère que ça va payer. Rien n’est moins sûr et la contre perf guette tout le monde sur des épreuves tellement fastidieuses à préparer et qui se jouent sur une seule journée. Il faut reconnaître que depuis début 2010 et ma dernière victoire sur distance Ironman, mes résultats n’ont pas été aussi bons qu’ils auraient dû l’être et ce en raison d’une blessure qui m’a bien ennuyé. Aussi, comment ne pas avoir de grandes ambitions comme aujourd’hui quand enfin il a été possible de s’entraîner sans douleurs  et ainsi réaliser l’essentiel des séances programmées. Je me présenterai donc cette année à Francfort dans des dispositions toute autres  qu’en 2010, sans blessures et surtout avec l’envie de resituer mon nom vers les sommets de la hiérarchie mondiale sur Ironman. Bien entendu, c’est là encore plus facile à écrire qu’à faire mais je sais que j’en suis capable et pour tous ceux qui attendent de moi une grosse performance ce serait la moindre des choses. Depuis 2005 je suis le meilleur Français à Hawaï avec notamment une 6ème place obtenue en 2008 qui fait de moi le meilleur performer Français à Hawaï avec François Chabaud qui a lui aussi terminé à cette place en 2002. Depuis deux ans j’ai joué de malchance et j’espère bien enfin décrocher un top 5 après déjà trois tops 10. Mais auparavant il me faudra démontrer que je suis de retour cette année, et Francfort sera
un test majeur.
Une motivation énorme et une préparation studieuse  seront donc mes principaux atouts pour affronter un plateau dont une quinzaine d’athlètes se disputeront un podium de plus en plus difficile à aller chercher. En attendant je termine de digérer le décalage horaire de 10 h entre Nouméa et Betschdorf et il me reste un peu moins de trois semaines  pour préparer au mieux cette échéance.
Par Patrick Vernay
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