Partager l'article ! Loin mais finisher quand même !: Comme on dit, il y a des jours où ça ne veut pas. Alors que 15 jours avant l’épreuve je visais un podi ...
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Comme on dit, il y a des jours
où ça ne veut pas. Alors que 15 jours avant l’épreuve je visais un podium, j’avais largement revu mes objectifs à la baisse il y a 10 jours , moment où j’ai connu quelques soucis de santé en
contractant une petite infection urinaire qui m’a considérablement affaibli. Même en ayant à mon sens assez récupéré pour prendre le départ je savais pertinemment que j’allais souffrir face à ce
plateau de qualité. Si la natation sans combi s’est bien passée puisque j’étais encore avec le groupe de tête après 3200 mètres, j’ai en revanche connu une grosse défaillance sur la fin du
parcours qui m’a amené à céder une grosse une minute en T1, écart accentué par une transition manquée avec emmêlement en bonne et due forme en tentant de revêtir le haut de ma tenue de course.
Bref je sors du parc bien esseulé et tout de suite aucune sensation sur le vélo, enfin si, la sensation d’avoir deux gros bouts de bois à la place des jambes et ce pendant au moins 40 km. Les
maux de reins des 5 derniers jours m’ont donc bien trop épuisé et vouloir rivaliser avec les meilleurs mondiaux lorsque l’on n’est pas à 100% devient alors une lointaine illusion. J’ai bien pensé
abandonner avant de pouvoir rouler en compagnie de Clemente Alonso qui de son côté avait connu quelques soucis mécaniques dès les premiers hectomètres de vélo. Que ces 185 km m’ont paru longs,
vous n’imaginez même pas ! Je pose le vélo très loin derrière le groupe de Macca puisque l’écart enregistré avoisinait les 16’ je crois, et à 27’ derrière Raelert qui, pardonnez du peu, aura
couvert les 185 km du parcours (portion de parcours supplémentaire en raison de travaux sur la chaussée) en 4h20 reléguant le groupe de ses poursuivants immédiats à plus de 10’. Je vous laisse
faire les calculs et vous confirme que ça fait un peu plus de 42,5 km/h de moyenne. Sachant que c’est Stadler qui détenait le record en 4h21 sur 180 km, je vous laisse tirer les conclusions que
vous voudrez… Pour ma part, j’ai abordé le début de la course à pied avec l’unique objectif de finir l’épreuve en espérant que ma cheville tiendrait le coup. La faible densité du plateau (il y
avait de la qualité mais peu de quantité) m’a permis de me situer tout de même dans les 12 premiers à l’issue de deux des quatre tours à couvrir. On m’a alors renseigné et fait comprendre qu’un
top 10 était envisageable et j’ai alors un peu accéléré l’allure pour terminer 9ème, une place honorable en terme de rang mais ridicule au regard de l’écart me séparant des premiers. Le bilan est
donc négatif c’est certain. Le seul point positif est peut-être d’avoir engrangé encore un peu plus d’expérience, d’avoir contribué à durcir encore plus mon moral au regard de la souffrance que
j’ai connue sur une grosse partie de la course excepté peut-être un peu moins à pied. En attendant je prends un repos bien mérité en Alsace avec le sentiment de pouvoir faire quelque chose à
Hawaï face aux ténors de la discipline, enfin tous excepté Raelert car avec sa démonstration de ce week-end, il paraît désormais intouchable. En effet, quand on a un groupe de 7 concurrents
comprenant l’élite mondiale à ses trousses et qu’on arrive, seul, à leur poser 11’ à vélo, je crois qu’on peut dormir tranquille jusqu’au mois d’octobre. Encore une fois merci à tous ceux qui
m’ont soutenu et que je n’ai pas pu satisfaire avec cette médiocre prestation. Je tenterai de me rattraper à Hawaï car une infection urinaire par an ça suffit et elle n’a désormais plus lieu de
se reproduire.
A bientôt