Partager l'article ! « Voir Kona et courir! »: Vous aurez pour la plupart compris le petit clin d’œil au célèbre « Voir Venise et mourir ...
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Vous aurez pour la plupart compris le petit clin d’œil au
célèbre « Voir Venise et mourir » qui entend signifier combien l’endroit est magnifique. Mais pour tous les adeptes du triple effort, on peut aisément substituer Kona
à Venise quand on sait combien cette épreuve est mythique.
Pour ma part ce sera la 9ème fois que je me rendrai sur l’archipel Hawaïen et j’ai donc eu tout le loisir depuis 8 ans d’y savourer de grands moments. Cette fois-ci, plus que jamais ce sera la citation « voir Kona et réussir » qui hantera mon esprit.
Ma préparation s’est bien passée et j’espère enfin renouer avec un top 10 qui m’échappe depuis 2 ans ou encore faire mieux que ma 6ème place de 2008. Question malchance, ce sera sans doute difficile de faire pire que l’an dernier. Mais comme tout peut arriver sur Ironman, il ne faut pas non plus trop s’avancer. J’aborde cette échéance différemment par rapport aux années précédentes puisque j’ai couru un marathon sec il y a à peine deux semaines et que, par conséquent, il m’a fallu changer un peu la programmation terminale pour Hawaï. Etant donné que les XIVèmes Jeux du Pacifique avaient lieu cette année à Nouméa, je me suis à la fois présenté au départ de l’épreuve de Triathlon sur distance sprint puis sur le marathon la semaine suivante. Pas de problème pour obtenir la médaille d’or sur le Triathlon mais seulement le bronze sur les 42 km faute à un deuxième semi-marathon pitoyable après être pourtant passé en 1h14’50’’ sur le premier. Du coup un peu plus de 2h40 mais pas de quoi s’alarmer au regard de la semaine d’entraînement qui a précédé la course. Un bon entraînement en somme et ce serait bien de pouvoir courir à cette allure dans deux semaines à Kona. Seulement là , bien évidemment, il faudra chausser les Asics avec un petit mal de jambes consécutif à une promenade de 180 km dans le vent et sous une chaleur parfois insupportable.
Actuellement je concilie donc un gros travail de récupération musculaire grâce à de bonnes séances de massage avec la poursuite de mon entraînement pour le Mondial Ironman. Un dernier massage de deux heures est encore prévu juste avant mon départ, un régal en perspective. L’objectif de l’année arrive plutôt vite puisque dans 10 jours je serai déjà sur le sol Hawaïen. Mon départ de Nouméa est fixé le 2 octobre au matin mais le voyage sera un peu plus long que d’habitude puisque je me vois dans l’obligation de passer deux nuits à Auckland avant de rejoindre Honolulu pour également y passer une nuit. Je prendrai mes quartiers à Kona le mardi vers midi, ce qui me laisse du temps pour me reposer et bien me régler avant la course du samedi. De toute façon, à part deux footing, deux ou trois séances de natation en mer ainsi que deux sorties à vélo, ce sera surtout de la récupération qui agrémentera les 4 journées d’avant course. En ce qui concerne mes adversaires il faudra particulièrement se méfier de Craig Alexander qui revient bien en forme (récent vainqueur du Mondial 70.3 avec un semi-marathon couru en moins d’une 1H12), de Marino Vanhoenaker (2ème meilleur chrono de tous les temps sur Ironman), d’ Andreas Raelert l’actuel recordman sur la distance) mais aussi de Pete Jacobs. Il est presque sûr que trois de ces hommes monteront sur le podium même si la course reste ouverte et que les outsiders sont nombreux.
Quant à moi il me faudra faire la course parfaite si je veux venir jouer les trouble-fêtes et me rapprocher d’un podium auquel il est de plus en plus difficile d’accéder.